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Je suis au delà de toi évidemment

 

je t'en invente le quadruple pour le même prix, peut-être même des dynasties,

j'invente des minarets au cœur de tes dancings

Je cache du bossu sous des cloches en fonte

je déroule la natte où je te fais saigner

je fais rouler des trains qui n'arrivent jamais

J’appose tempe tympans sur des rails tordus

je t'aime et j'aime ta mère,

la dynamite au coin du bec,

 

J'ai cru, un court instant que ce ciel me mangeait,

Y avait des croix des lunes des dragons des chacals

des gammes des gommes un feutre un p'tit bout d'rage

T'en veux encore eh pute ? Bah vends !

Et lui broyer le fond

Tu faufiles tes cratères, la crinière dangereuse

T'as goûté, eh con ? - Non. Qu'il dit, il fait semblant.

Puis il crie boum

 

Y avait des crus avec la peur de vivre

Y avait des cuits avec le reste,

Moi, j'ai mangé, tout, en entier,

Évidemment, j'ai grandi en crimant. En décimant ma tribu sans vouloir,

C'est elle qui y tenait, à boire !

 

Je me suis agenouillé.

Vous voyez ? Je vous montre ; j'ai mes lèvres sur tes lèvres et ma langue, elle te cherche.

Je crée, qué ! Nous sommes le rien, le néant et c'est doux comme la vapeur d'eau,

AAAAAAAAAAAh

L'alphabet m'a mis ta douleur dans mon cœur, ton enfant ,

Il a perdu mon

Oooh Je chie des dieux, c'était ça, quand nous étions famés

 

je vais pleurer longtemps ces bolongs inutiles

Et manger du bocage, astiquer les gondoles,

Et grimper des balcons, hurler « y en a qui dorment ! »

 

Viens.

Dieu est mort. Il ne reste que des abrutis. Quelques méchants, plein de gentils. Et nous, quelque part, dans des bulles pas pire, pas mieux ; Avec nos almas, pierrots et joachims. Nos correspondances, lécher mon duty-free, Nos diadèmes de chandelles, nos couronnes de perruches. Déchoque-moi. Nous ? Mais si, ceux-là qui ne servent à rien, tu vois ? Qui font les cartes de nos trésors qu'ils ne trouveront que jamais ou un autre jour. A l'endroit où je pense. Évidemment. Au fond de ta grenade. Dans le creux d'une pelle.

 

Je vais mourir, vous connaissez ?

 

J'en ai entendu parler, vite fait. Ils en disaient des choses.

Toi, tu dansais, petite fille, l'écho sur ma semelle, un nombril triomphant.

Machine à gouverner, t'as saqué sur la veine comme on monte à la corde, te titillant la foi, tu sais, quand ça chatouille, ce n'est pas un frisson, c'est juste un peu plus loin comme la première fois,

le lape-dance au sommet de la balançoire, souviens ! te deviner sans culotte et l'émoi, oui, oui, ce truc, je te jure, plus loin que le frisson, le duvet hérissé,  la pupille qui cherche à se cacher derrière la paupière, les babines exaltées...

 

Non, rien de rien, qu'elle chantait avec la mèche jalouse et je la dessinais,

Elle n'aimait pas trop ça, toujours un détail qui la gène, bah oui, j'ai noirci tes cernes, c'est tout comme elles sont, des siècles à vendre la cyprine pour quelques idolâtres, que crois-tu ? Tu peux claquer des dents, des doigts, tu cernes et quoi ? T'es là, tu fais ton beurre, tu nous nourris de promesses radieuses sur des plaines fertiles quand ton jardin secret fructifie en kalachs, quel imbécile a peur ? quel ignare y prétend ? fais couler le dollar aux pompes que tu cires, fais bâtir des empires en t'inventant des fils et détruis les statues qui t'ont servies nourrices ; moi, je te dessinais, la bouche d'un je t'aime, les yeux de la terreur, et la rose, quelque part, dont tu posais les pétales séchés sur nos langues ; c'était plutôt à nous, alors, de te pardonner ou plutôt pas, de souffler sur les cierges de nos années filantes, y en aura d'autres, veux-je à m'en brûler la pince, y en aura d'autres avec ou sans toi, à mollarder dix balles, à entendre des voix, disséquer les mystères, éperdre ses poètes ; creuse au talon-aiguille, enraye nos braguettes, résous nos équations, injecte sur-mesure, nous sommes tout-ouïe, mais non ; tu es une petite courtisane qui abuse, ton art de la fellation est encyclopédique, j'ai vécu ça souvent, on s'y croirait pourtant quand tes griffes se précisent sur l'artère, il paraît que c'est une artère, il paraît.

LA DIVINE

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