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LE SOURIRE DU CHAT

mon amour, nous marchons, la lune fait son sourire de chat, cause à la mère et la terre, te la saigne, et bien bois ! bois car je t'aime; et ça, c'est d'un cœur que je ne connais pas/ tu sais les ouragans dans les nuages tout calmes. Un soir, nous partirons, l'ont déjà dit/vécu, les poètes, les delà, les deçà, les lyres, sada abe, les non-regards, les mystitrucs, les j' t'en foutrais, un tiens vaut mieux que deux / t'auras rien de toute façon / je nous mangerai du passé / sens-tu / non, non, évidemment, sens rien / ou alors que l'après; c'est de là, la rage ( j'avais oublié) et je dis ( je m'en veux): préviens-moi; alors la lune fait son sourire de hyène/ vous savez, ces nuits là où on s'imaginerait peint par un gars fou dans un asile, un gars fou sur qui des marchands miseront plus tard en disant dieu est là / cela ne nous regarde plus " mon amie", c'était du temps à venir, hors de nos selfies, ton cul instagrammé, ma queue photoshopée, nos cœurs tout ités et alors ? il a dit je veux du rock brûlant sur mes contours (ça veut dire ?), un corps t'as su? / celui-là qui croisera toutes les divinités du monde sans sans soucier/ d'où Dieu dans l'embryon depuis perpette ? / dans le fin fond du fond de la petite bébête ? / D'où la certitude de quelques blafards qu'un jour Zeus à la foudre et que l'autre, un grimoire ? / il a dit je veux sentir ta peau contre mon gland / Mon nombril frétillant contre ton clitoris / il a dit mon amour, nous marchons, la lune, c'est la mienne ( nous tournons) la tienne je te la laisse ( et me fais pas chier), son sourire, il est comme on veut, chat, hyène ou crevasse dans le néant, cause à la mer/ il a dit il t'aime alors marche ( va pas trop vite qu'elle a dit avec des talons / il a oublié de dire viens pieds-nus) elle repousse les caméras sur ses orteils en sang, il cherche l'heure du repas dans le soleil, la ville est là quelque part autour partout d'eux, une flaque pour un mirage, mon amour, nous marchons / regarde-toi dans l'eau en te débarbouillant/ Les djinns de la rivière sont allongés sur tes paupières, immobiles, ils veillent à ce que le courant fasse tourner tes pupilles pour toujours et au moins jusqu'à l'aube

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